Communication verbale
la comprendre et la maîtriser
Ce que recouvrent vraiment les mots, leur place face au ton et au geste, et comment être compris du premier coup.
La communication verbale est la transmission d’un message par les mots, à l’oral comme à l’écrit. Elle se distingue du para-verbal (le ton, le débit de la voix) et du non-verbal (gestes, posture, regard). Pour être efficace, elle mise sur la clarté, la structure, l’écoute et l’adaptation au destinataire.
- Ce sont les mots : le contenu du message, qu’il soit parlé ou écrit.
- À ne pas confondre : para-verbal (la voix) et non-verbal (le corps) sont d’autres registres.
- Quatre leviers : clarté, structure, écoute et adaptation au destinataire.
- Idée reçue : les mots ne pèsent pas « seulement 7 % », cette règle est souvent déformée.
La communication verbale, de quoi parle-t-on
La communication verbale, c’est la transmission d’un message par les mots. Elle repose sur le langage : le choix des termes, la façon de les agencer, le sens que vous cherchez à faire passer. Dès que vous parlez ou que vous écrivez, vous faites de la communication verbale.
Il faut la comprendre au sens large. On l’associe souvent à la seule parole, mais elle englobe aussi l’écrit : un courriel, un compte rendu ou un message instantané en relèvent tout autant, puisque le message y est porté par des mots. Ce qui la définit, ce n’est pas le canal, c’est le recours au langage.
Verbal, para-verbal, non-verbal
ne pas confondre
C’est la source de confusion la plus fréquente. Trois registres coexistent quand vous communiquez, et il vaut mieux les distinguer.
| Registre | Ce que c’est | Exemple |
|---|---|---|
| Verbal | Les mots, le contenu du message | « Je suis d’accord avec cette proposition » |
| Para-verbal | La voix : ton, débit, volume, pauses | Le même mot dit avec chaleur ou sécheresse |
| Non-verbal | Le corps : posture, gestes, regard | Un sourire, des bras croisés, un regard fuyant |
Ces trois registres agissent ensemble. Un message verbal clair peut être affaibli par un ton hésitant ou une posture fermée. À l’inverse, une voix posée et un regard franc renforcent ce que disent les mots.
Les formes de la communication verbale
La communication verbale prend deux grandes formes, l’orale et l’écrite, qui n’obéissent pas aux mêmes règles.
À l’oral, l’échange est immédiat : vous pouvez ajuster votre discours en temps réel, reformuler, vérifier que l’autre a compris. Mais le message est éphémère, et le para-verbal y joue un rôle majeur. À l’écrit, le message reste : il peut être relu, archivé, transféré. Cela impose plus de rigueur, car vous ne serez pas là pour corriger un malentendu.
Choisir la bonne forme fait partie de la compétence : une décision sensible se discute souvent mieux de vive voix, tandis qu’une consigne précise gagne à être écrite pour laisser une trace.
Ce qui fait une communication verbale efficace
Bien communiquer par les mots ne tient pas au talent, mais à quelques principes que l’on peut travailler, à l’oral comme à l’écrit.
Des mots simples
Une idée à la fois, des phrases lisibles, pas de jargon inutile : la clarté vient avant tout le reste.
Un fil à suivre
Annoncer où l’on va, avancer par étapes, conclure : la structure aide l’auditeur à ne pas se perdre.
Un aller-retour
Communiquer n’est pas un monologue. Reformuler ce que dit l’autre évite bien des quiproquos.
Selon l’interlocuteur
On ne parle pas de la même façon à un expert et à un novice, à un client et à un collègue.
Idées reçues et erreurs fréquentes
Une idée circule beaucoup : les mots ne compteraient que pour 7 % de la communication, le reste venant du ton et du corps. Cette statistique vient des travaux d’Albert Mehrabian, mais elle est largement déformée.
La règle 7-38-55 de Mehrabian ne concerne que les situations où le message porte sur des émotions ou des attitudes, et où les mots contredisent le ton ou l’expression. Elle ne signifie pas que le contenu verbal serait négligeable : pour transmettre une information ou un argument, les mots restent l’essentiel.
Parmi les autres pièges courants : parler trop vite, empiler les idées sans structure, employer un jargon inutile, ou négliger l’écoute au profit de son seul discours. À l’écrit, l’imprécision et les messages trop longs produisent les mêmes effets. Bien maîtrisée, la communication verbale ne cherche pas à impressionner : elle vise que le message reçu corresponde au message voulu.
Quelle est la différence entre communication verbale et non-verbale ?
La communication verbale passe par les mots (à l’oral et à l’écrit). La communication non-verbale passe par le corps : gestes, posture, regard, expressions du visage. Entre les deux, le para-verbal désigne la voix : ton, débit, volume, intonation.
La communication verbale est-elle seulement orale ?
Non. Elle englobe aussi l’écrit. Un courriel ou un compte rendu relèvent de la communication verbale, car le message y est porté par des mots. Ce qui la définit, c’est le langage, pas le canal.
La règle des 7 % est-elle vraie ?
Elle est très souvent déformée. Issue des travaux de Mehrabian, elle ne s’applique qu’aux messages émotionnels où les mots contredisent le ton ou l’expression. Elle ne signifie pas que le contenu verbal serait négligeable.
Comment améliorer sa communication verbale ?
En travaillant la clarté (mots simples, une idée à la fois), la structure (annoncer, avancer par étapes, conclure), l’écoute active et l’adaptation au destinataire. Ces principes valent à l’oral comme à l’écrit.
Les mots ne font pas tout, mais ils ne font pas non plus « seulement 7 % ». Bien choisis et bien portés, ils restent le cœur de ce que vous transmettez.