acheter des actions sur boursorama
Ouvrir le bon compte, passer son premier ordre et anticiper la fiscalité de vos plus-values.
Sur Boursorama (devenu BoursoBank), acheter des actions tient en quatre gestes : approvisionner son compte, chercher la valeur, paramétrer l’ordre, valider. L’essentiel se joue avant : choisir entre PEA et compte-titres, deux enveloppes à la fiscalité très différente.
- Quatre gestes : virer des fonds, chercher l’action, paramétrer l’ordre, valider.
- PEA ou compte-titres : le PEA exonère d’impôt sur le revenu après 5 ans, le compte-titres ouvre tous les marchés.
- Ordre à cours limité : à privilégier quand on débute, pour maîtriser son prix d’achat.
- Fiscalité anticipée : flat tax de 30 % sur compte-titres, à préparer dès le choix de l’enveloppe.
Il y a ce moment, devant l’écran, où l’on a saisi le nom d’une entreprise qu’on connaît, vu apparaître un cours à 38,40 €, et où la souris hésite au-dessus du bouton « Acheter ». Passer son premier ordre de bourse n’a rien de sorcier sur Boursorama : ouvrir le bon compte, virer des fonds, chercher l’action, valider. Le vrai travail est en amont — choisir l’enveloppe — et en aval — déclarer correctement. C’est exactement là qu’un guide doublé d’un éclairage fiscal change la donne. Voici, étape par étape, comment acheter des actions sur Boursorama, et ce que cela implique pour vos impôts.
Boursorama / BoursoBank
ce qu’il faut savoir avant d’acheter des actions
Premier point qui surprend souvent : Boursorama Banque a changé de nom en 2023 et s’appelle désormais BoursoBank. Le service de bourse, lui, n’a pas bougé. Si vous tapez « acheter des actions sur boursorama » ou « boursobank bourse », vous cherchez la même chose. C’est la banque en ligne du groupe Société Générale, avec un courtier intégré : pas besoin d’ouvrir un compte chez un courtier tiers, tout se passe dans le même espace client.
Deuxième point, qui sème souvent la confusion : votre compte courant et votre compte d’investissement sont deux choses distinctes. L’argent qui dort sur votre compte courant ne « travaille » pas en bourse. Pour acheter des actions, il faut un compte dédié, que vous alimentez par virement.
Et c’est là qu’arrive la vraie décision : ce compte d’investissement existe sous deux formes, le PEA (plan d’épargne en actions) et le compte-titres ordinaire (CTO). Le choix entre les deux n’est pas un détail administratif. Il conditionne ce que vous pourrez acheter, et surtout combien l’État prélèvera sur vos gains.
Les conditions pour ouvrir un compte bourse
Rien d’insurmontable : être majeur, résident fiscal français (pour le PEA notamment), fournir une pièce d’identité, un justificatif de domicile et un RIB. L’ouverture se fait en ligne, et l’activation du compte bourse prend généralement quelques jours, le temps de la validation du dossier. Un foyer fiscal ne peut détenir qu’un seul PEA par personne — bon à garder en tête si vous en avez déjà un ailleurs.
PEA ou compte-titres
choisir la bonne enveloppe avant de passer un ordre
C’est la question qui mérite cinq minutes de réflexion avant de cliquer quoi que ce soit. Voici les différences qui comptent vraiment.
| Critère | PEA | Compte-titres (CTO) |
|---|---|---|
| Plafond de versement | 150 000 € | Aucun |
| Titres éligibles | Actions européennes | Tous marchés (Europe, États-Unis, etc.) |
| Fiscalité des gains | Exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans (prélèvements sociaux dus) | Flat tax de 30 % |
| Retrait avant 5 ans | Entraîne la clôture (sauf cas particuliers) | Aucune contrainte |
Lecture concrète : si vous visez le long terme et que vous comptez surtout acheter des actions françaises ou européennes, le PEA est presque toujours le meilleur choix. Au bout de cinq ans, vos plus-values échappent à l’impôt sur le revenu — vous ne payez plus que les prélèvements sociaux (17,2 %). C’est un avantage considérable sur un horizon de dix ou vingt ans.
Le compte-titres, lui, ne connaît ni plafond ni frontière. C’est l’enveloppe qu’il vous faut pour acheter une action américaine, une valeur asiatique, ou si vous avez déjà rempli votre PEA. En contrepartie, chaque gain est taxé à 30 %.
Mieux vaut éviter le réflexe « j’ouvre un compte-titres parce que c’est plus simple ». Pour un débutant qui investit sur des entreprises européennes en visant le long terme, ouvrir d’abord un PEA, c’est se ménager un avantage fiscal qu’on ne récupère jamais a posteriori.
Acheter des actions sur Boursorama étape par étape
En pratique, une fois le compte choisi et ouvert, acheter une action tient en quatre gestes : virer des fonds, chercher la valeur, paramétrer l’ordre, valider. Dans le détail, voici le déroulé complet.
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Activer le compte bourse
Depuis votre espace client, sélectionnez le compte (PEA ou CTO) sur lequel vous voulez investir.
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Approvisionner le compte
Réalisez un virement depuis votre compte courant vers le compte d’investissement. Tant que l’argent n’est pas arrivé, vous ne pouvez pas passer d’ordre.
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Rechercher la valeur
Tapez le nom de l’entreprise, son code mnémonique ou son code ISIN dans la barre de recherche. Vérifiez la place de cotation (Euronext Paris, par exemple) et que le titre est éligible à votre enveloppe.
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Choisir le type d’ordre
Au marché, à cours limité, à seuil de déclenchement : c’est le réglage qui protège votre prix d’achat.
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Saisir la quantité et valider
Indiquez le nombre d’actions, vérifiez le montant total estimé (frais compris), puis confirmez avec votre code de validation.
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Suivre l’exécution
Une fois l’ordre exécuté, l’action apparaît dans votre portefeuille. Vous suivez sa valorisation en temps quasi réel.
Le moment qui compte vraiment, c’est l’étape du type d’ordre. C’est lui qui fait la différence entre acheter au prix que vous avez décidé et acheter au prix que le marché veut bien vous donner.
Comprendre les types d’ordres et les frais de courtage
Les types d’ordres
Trois grandes familles à connaître :
- L’ordre au marché s’exécute immédiatement, au meilleur prix disponible. Rapide, mais vous ne maîtrisez pas le prix exact — risqué sur une valeur peu liquide ou volatile.
- L’ordre à cours limité ne s’exécute que si le prix atteint la limite que vous avez fixée (ou mieux). Vous dites « je n’achète pas au-dessus de 38,50 € » et le système respecte cette consigne. C’est l’ordre à privilégier quand on débute : on maîtrise le prix.
- L’ordre à seuil ou à plage de déclenchement sert surtout à se protéger ou à automatiser une sortie. Plus avancé, on peut le laisser de côté au début.
Pour un premier achat, l’ordre à cours limité est presque toujours le bon réflexe. Quelques centimes de différence sur une action, ce n’est rien ; sur un gros volume, cela se chiffre.
Les frais de courtage
Chaque ordre passé sur Boursorama est facturé selon une grille tarifaire à paliers : le coût dépend du montant de l’ordre et de la place de cotation. Les ordres sur Euronext (Paris, Amsterdam, Bruxelles) sont les moins chers ; les marchés étrangers, notamment américains, coûtent davantage. Concrètement, multiplier les petits ordres de 100 € fait fondre la performance en frais. Mieux vaut regrouper ses achats que saupoudrer.
La fiscalité des actions achetées sur Boursorama
C’est le volet qu’on oublie au moment d’acheter et qu’on découvre au printemps suivant, devant sa déclaration. Autant le cadrer tout de suite.
Sur un compte-titres, les plus-values et les dividendes sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), la fameuse « flat tax » de 30 %. Ce taux se décompose en 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Si votre taux marginal d’imposition est faible, vous pouvez opter pour le barème progressif plutôt que la flat tax — mais cette option s’applique alors à l’ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers de l’année.
Sur un PEA, la logique est différente et plus douce. Tant que vous ne retirez rien, aucun impôt. Après cinq ans de détention, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu au retrait ; il ne reste que les prélèvements sociaux de 17,2 %. C’est tout l’intérêt de l’enveloppe pour un investisseur patient.
Le bon réflexe à la déclaration
Boursorama met à votre disposition un IFU (imprimé fiscal unique) récapitulant vos gains, dividendes et cessions de l’année. Conservez-le : il vous servira à reporter les bons montants sur votre déclaration de revenus. En cas de moins-values, le formulaire 2074 permet de les déclarer et de les imputer sur des plus-values futures (pendant dix ans). Et n’oubliez pas : tout compte-titres doit être déclaré à l’administration fiscale.
Conseils pratiques pour bien débuter
Quelques repères simples, à garder en tête avant de se lancer.
Diversifier
Mettre toutes ses économies sur une seule action, c’est lier son sort à une seule entreprise. Répartir sur plusieurs valeurs, voire via un ETF, lisse le risque.
Investir progressivement
Plutôt que tout placer d’un coup, des versements réguliers (la méthode dite du DCA) évitent d’acheter au plus mauvais moment.
Ne pas surveiller en continu
La bourse se joue sur des années, pas sur l’heure du déjeuner. Regarder son portefeuille tous les jours pousse à de mauvaises décisions sous le coup de l’émotion.
Garder une épargne de précaution
On n’investit en bourse que l’argent dont on n’a pas besoin à court terme. Le reste doit rester disponible.
Investir en bourse comporte un risque de perte en capital. Les cours montent, mais ils descendent aussi. N’engagez que des sommes que vous pouvez voir baisser sans que cela bouleverse votre budget.
À retenir avant de cliquer sur « Acheter »
Trois décisions tiennent tout le reste : l’enveloppe (PEA pour le long terme européen, compte-titres pour le monde entier), le type d’ordre (à cours limité quand on débute, pour maîtriser son prix), et la fiscalité (anticipée dès le départ, pas découverte à la déclaration). L’optimisation fiscale, justement, se joue au moment où vous choisissez votre compte — pas au printemps devant le formulaire. Ouvrez la bonne enveloppe d’abord ; le premier ordre, lui, ne vous prendra que quelques minutes.
Faut-il un montant minimum pour acheter des actions sur Boursorama ?
Non, aucun montant minimum n’est imposé. En pratique, vous tiendrez compte des frais de courtage : un ordre de 50 € sur lequel vous payez quelques euros de frais part avec un handicap de performance. Mieux vaut regrouper ses achats.
Boursorama et BoursoBank, est-ce la même chose pour la bourse ?
Oui. BoursoBank est le nouveau nom de Boursorama Banque depuis 2023. L’offre de bourse, les comptes PEA et compte-titres, et l’espace client sont identiques. Seule la marque a changé.
Vaut-il mieux acheter ses actions via un PEA ou un compte-titres ?
Pour des actions européennes détenues sur le long terme, le PEA est généralement plus avantageux grâce à l’exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans. Le compte-titres s’impose pour les marchés hors Union européenne (actions américaines, par exemple) ou si vous avez atteint le plafond du PEA.
Comment sont imposées les plus-values réalisées sur Boursorama ?
Sur un compte-titres, elles subissent la flat tax de 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux), avec une option possible pour le barème progressif. Sur un PEA de plus de cinq ans, elles sont exonérées d’impôt sur le revenu ; seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus.
Peut-on acheter des actions américaines sur Boursorama ?
Oui, mais uniquement via un compte-titres ordinaire. Le PEA est réservé aux titres européens : il ne permet pas d’acheter directement une action américaine. Pour Apple, Microsoft ou Tesla, il faut donc passer par le CTO.
Le premier ordre se passe en quelques minutes ; c’est le choix de l’enveloppe qui mérite votre attention. Prenez-les dans cet ordre.