Trois horloges de fuseaux horaires posées près d’un ordinateur portable affichant un graphique de cotation.
Investissement · Bourse

Ouverture de la bourse

horaires, fixing et premières minutes

Neuf heures, ce n’est pas le début de la journée boursière : c’est son premier échange. Ce qui se joue avant, et pourquoi il vaut mieux ne pas se précipiter.

Réponse rapide

La bourse de Paris cote sans interruption de 9h00 à 17h30. À 9h00, un mécanisme retient le prix qui permet d’échanger le plus grand nombre de titres possible : c’est le cours d’ouverture, et tous les ordres compatibles y sont exécutés au même prix.

  • Avant 9h00 : les ordres s’accumulent dès la pré-ouverture, sans qu’aucun échange n’ait lieu.
  • Écart d’ouverture : le premier cours ne prolonge pas la clôture de la veille, quinze heures d’informations se sont intercalées.
  • Type d’ordre : dans les premières minutes, l’ordre à cours limité protège d’un prix subi.
  • Jours fériés : le calendrier boursier ne suit pas le calendrier français.

À quelle heure ouvre la bourse de Paris

Neuf heures. C’est l’heure à laquelle les échanges démarrent réellement sur Euronext Paris, et ils se poursuivent jusqu’à 17h30. Pas de pause déjeuner, pas de reprise l’après-midi : une séance continue.

Mais réduire l’ouverture à cette heure-là fait manquer l’essentiel. Une journée de bourse est une séquence de phases, et la première se déroule avant que le moindre titre ne change de mains.

PhaseHoraire indicatifCe qui s’y passe
Pré-ouvertureà partir de 7h15Les ordres s’accumulent, aucune transaction n’a lieu, un prix théorique s’affiche
Fixing d’ouverture9h00Un cours unique est calculé, tous les ordres compatibles sont exécutés d’un coup
Cotation continue9h00 à 17h30Chaque ordre se confronte immédiatement au carnet, le cours évolue en direct
Clôture17h30, puis quelques minutesFixing de clôture, puis courte phase de négociation au dernier cours

Ces horaires sont ceux de la place parisienne et se vérifient sur le site de l’opérateur de marché, qui peut les ajuster.

Horaires du marché, horaires du courtier

Vous pouvez saisir un ordre à minuit depuis votre application : il sera simplement mis en file d’attente jusqu’à la prochaine phase de pré-ouverture. À l’inverse, une plateforme qui affiche des cotations en dehors des heures de séance vous montre un autre marché — dérivé ou étranger — dont le prix n’est pas celui auquel votre ordre s’exécutera à Paris.

La pré-ouverture

une heure et demie sans aucune transaction

Cette phase est mal connue, et c’est pourtant là que la journée se prépare.

Pendant la pré-ouverture, les ordres d’achat et de vente s’empilent dans ce qu’on appelle le carnet d’ordres. Personne n’achète, personne ne vend. Le système affiche en permanence un prix théorique d’ouverture : celui auquel l’ouverture se ferait si elle avait lieu à cet instant. Ce prix bouge à chaque nouvel ordre entrant, parfois beaucoup.

Ce prix théorique n’est donc pas une prévision. C’est l’état d’un carnet qui n’a pas fini de se remplir, et il peut se déplacer nettement dans les dernières minutes, notamment quand un gros ordre arrive.

Détail utile : tant que l’ouverture n’a pas eu lieu, un ordre placé pendant cette phase peut encore être modifié ou annulé. C’est la dernière fenêtre pour changer d’avis sans conséquence.

Comment se forme le premier cours de la journée

À 9h00, le système ne prend pas le dernier prix de la veille, ni une moyenne, ni le prix demandé par le plus offrant. Il cherche un seul chiffre : celui qui permet d’échanger le plus grand nombre de titres possible compte tenu de tous les ordres accumulés.

Le principe se comprend avec une image simple. Imaginez toutes les intentions d’achat rangées de la plus élevée à la plus basse, et toutes les intentions de vente rangées dans l’ordre inverse. Il existe un prix où les deux files se recouvrent au maximum : c’est le cours d’ouverture. Tous les ordres compatibles avec ce prix sont alors exécutés d’un coup, au même prix, quel que soit le montant que chacun était prêt à payer.

Cette dernière précision compte plus qu’il n’y paraît. Un acheteur qui avait accepté de payer plus cher que le cours d’ouverture est servi au cours d’ouverture, pas à sa limite. Le fixing ne pénalise pas ceux qui sont allés au-delà du prix final ; il aligne tout le monde.

Une fois ce premier échange réalisé, le marché passe en cotation continue : chaque nouvel ordre se confronte immédiatement au carnet, et le cours évolue transaction après transaction jusqu’à la fin de la séance.

Pourquoi les premières minutes sont les plus agitées

Entre la clôture d’hier soir et l’ouverture de ce matin, il s’est écoulé quinze heures et demie. Des résultats d’entreprises ont été publiés, souvent volontairement avant l’ouverture pour laisser le marché les digérer. Des décisions politiques ou monétaires sont tombées. Les places asiatiques ont vécu leur propre séance, et Wall Street a clôturé bien après la fermeture parisienne.

Toute cette information se déverse d’un coup à 9h00. C’est ce qui produit ce que l’on appelle un écart d’ouverture, ou gap : le premier cours ne prolonge pas la clôture de la veille, il en est parfois nettement éloigné, à la hausse comme à la baisse.

S’ajoute un phénomène technique. Dans les premières minutes, tous les intervenants ne sont pas encore actifs et les volumes restent limités. L’écart entre le meilleur prix d’achat et le meilleur prix de vente est donc plus large qu’en milieu de journée, et il suffit d’un ordre de taille moyenne pour déplacer le cours.

Passer un ordre autour de l’ouverture sans se faire piéger

De ces deux constats découle une consigne pratique, et elle est presque toujours la même pour un investisseur particulier. Trois façons de faire coexistent, et elles n’exposent pas au même risque.

Prix subi

Ordre au marché

Exécution immédiate, au meilleur prix disponible, sans limite. Dans un carnet encore mince, le prix obtenu peut s’éloigner sensiblement de celui affiché à l’écran : vous le découvrez après coup.

Prix maîtrisé

Ordre à cours limité

Un plafond à l’achat, un plancher à la vente. L’exécution n’est pas garantie — si le cours ne revient pas sur votre limite, rien ne se passe — mais vous ne serez jamais servi à un prix que vous n’avez pas accepté.

Prix du fixing

Ordre à l’ouverture

La plupart des courtiers permettent de participer directement au fixing. L’ordre est alors exécuté au cours d’ouverture, quel qu’il soit : c’est le moyen d’entrer dans le premier échange, mais le prix reste inconnu au moment où vous le passez.

Reste une question de fond, rarement posée : pourquoi vouloir exécuter à 9h00 précises ? Si vous investissez pour plusieurs années, quelques dizaines de minutes ne changeront rien à votre résultat, alors qu’une exécution dans un carnet encore mince se paie immédiatement en écart de prix. Attendre que le carnet se remplisse ne coûte rien et supprime ce risque.

Les autres places, le décalage horaire et les jours de fermeture

Paris ne cote pas seule. Quand la séance démarre, les grandes places asiatiques ont déjà terminé la leur : leur clôture donne une première indication d’ambiance, que les opérateurs européens ont intégrée avant même l’ouverture. Londres démarre à peu près en même temps que Paris, ce qui explique la synchronisation des mouvements européens.

Le vrai basculement de la journée intervient en milieu d’après-midi. Wall Street ouvre à 15h30 heure de Paris en régime normal — avec quelques semaines de décalage par an, quand les changements d’heure des deux côtés de l’Atlantique ne coïncident pas. À partir de ce moment, les volumes remontent, la direction américaine prend le dessus, et la fin de séance européenne s’aligne souvent sur ce qui se passe à New York.

Dernier point, celui qui surprend le plus. Le calendrier boursier n’est pas le calendrier français. La place parisienne cote normalement le 14 juillet, le 15 août ou le 11 novembre, mais reste fermée le jour de l’an, le Vendredi saint, le lundi de Pâques, le 1er mai, ainsi que les 25 et 26 décembre. Un ordre passé la veille d’un férié français s’exécutera donc comme n’importe quel autre jour.

Le calendrier officiel se vérifie chaque année sur le site de l’opérateur de marché : c’est le genre de détail qui évite une mauvaise surprise sur une date d’échéance.

À quelle heure ouvre et ferme la bourse de Paris ?

La cotation continue va de 9h00 à 17h30, sans interruption. Elle est précédée d’une phase de pré-ouverture démarrant vers 7h15 et suivie d’un fixing de clôture, puis d’une courte phase de négociation au dernier cours.

Que se passe-t-il pendant la pré-ouverture ?

Les ordres s’accumulent dans le carnet sans qu’aucune transaction n’ait lieu, et un prix théorique d’ouverture se recalcule à chaque nouvel ordre. Cette phase est aussi la dernière occasion de modifier ou d’annuler un ordre avant le premier échange.

Comment est fixé le cours d’ouverture ?

Le système retient le prix qui permet d’échanger le plus grand nombre de titres compte tenu de tous les ordres accumulés. Tous les ordres compatibles sont exécutés à ce prix unique, y compris ceux qui acceptaient un prix moins favorable.

Pourquoi le cours d’ouverture diffère-t-il de la clôture de la veille ?

Parce qu’une quinzaine d’heures d’informations se sont accumulées entre les deux : publications de résultats avant l’ouverture, décisions politiques ou monétaires, séances asiatique et américaine.

Faut-il passer ses ordres dès l’ouverture ?

Rien ne l’impose à un investisseur de long terme. Les premières minutes cumulent forte volatilité et carnet encore mince : l’écart entre le meilleur prix d’achat et de vente y est plus large qu’en milieu de journée.

À quelle heure ouvre la bourse américaine, en heure française ?

À 15h30 heure de Paris en régime normal. Quelques semaines par an, quand les changements d’heure des deux continents ne coïncident pas, ce démarrage se décale d’une heure.

La bourse est-elle ouverte les jours fériés ?

Le calendrier boursier ne suit pas le calendrier français. La place parisienne cote normalement le 14 juillet ou le 15 août, mais reste fermée le jour de l’an, le Vendredi saint, le lundi de Pâques, le 1er mai et les 25 et 26 décembre.