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Impôt entreprise

les dates limites à connaître en 2026

Régime, clôture, TVA : comprendre quelles échéances vous concernent et à quelles dates, pour un exercice qui suit l’année civile.

Agenda ouvert avec un stylo posé en travers, à côté d'une tasse de café, sur un bureau clair
Réponse rapide

Il n’existe pas une date limite d’impôt unique pour les entreprises, mais un calendrier propre à chacune. Il dépend de votre régime d’imposition (IR ou IS), de votre date de clôture d’exercice et de votre régime de TVA.

  • Liasse fiscale : autour du 20 mai 2026 en télétransmission pour un exercice clos au 31 décembre 2025.
  • Solde d’IS : le 15 du 4e mois suivant la clôture, soit le 15 mai 2026 pour un exercice civil.
  • Acomptes d’IS : quatre versements, en mars, juin, septembre et décembre.
  • Référence : le calendrier exact, ajusté des week-ends et jours fériés, se confirme sur impots.gouv.fr.

Chercher « impôt entreprise date limite » mène souvent à une déception : il n’existe pas une date unique, mais un calendrier propre à chaque entreprise. La bonne échéance dépend de votre régime d’imposition, de la date à laquelle vous clôturez votre exercice et de votre régime de TVA. Ce guide remet de l’ordre dans tout cela. Les dates indiquées sont celles communiquées pour 2026, mais elles peuvent être ajustées selon les week-ends et jours fériés : le calendrier exact, personnalisé, se confirme toujours dans votre espace professionnel sur impots.gouv.fr.

Pourquoi les dates limites varient d’une entreprise à l’autre

Trois variables déterminent votre calendrier fiscal, et il faut les identifier avant de chercher la moindre date. La première est votre régime d’imposition des bénéfices : impôt sur les sociétés (IS) ou impôt sur le revenu (IR). La deuxième est votre date de clôture d’exercice : la plupart des entreprises clôturent au 31 décembre, mais une clôture décalée déplace mécaniquement plusieurs échéances. La troisième est votre régime de TVA, qui fixe le rythme de vos déclarations.

De ces trois variables découle une réalité simple : deux entreprises voisines peuvent avoir des dates limites différentes. Une société à l’IS clôturant au 31 décembre ne suit pas le même calendrier qu’une entreprise individuelle à l’IR, ni qu’une société dont l’exercice se termine en juin. Le réflexe utile n’est donc pas de retenir une date, mais de savoir lesquelles vous concernent.

La déclaration de résultats (liasse fiscale)

La déclaration de résultats, souvent appelée liasse fiscale, est le document central. Elle récapitule le bénéfice imposable et sert de base au calcul de l’impôt, que vous soyez à l’IS ou à l’IR au régime réel.

Pour un exercice clos au 31 décembre 2025, le dépôt intervient au deuxième jour ouvré suivant le 1er mai, auquel s’ajoute un délai supplémentaire de quinze jours pour la télétransmission. En pratique, cela place l’échéance dans la seconde quinzaine de mai 2026, autour du 20 mai. Pour un exercice dont la clôture est décalée dans l’année, la règle change : la déclaration doit être déposée dans les trois mois suivant la clôture, le même délai de télétransmission s’appliquant ensuite. La transmission se fait par voie dématérialisée, le plus souvent via votre expert-comptable ou un partenaire EDI.

Impôt sur les sociétés

acomptes et solde

Les sociétés soumises à l’IS paient leur impôt en deux temps : des acomptes en cours d’année, puis un solde après la clôture. Les acomptes sont au nombre de quatre, versés à échéances trimestrielles. En 2026, ils tombent le 15 mars, le 15 juin, le 15 septembre et le 15 décembre — le premier acompte étant reporté au 16 mars, le 15 étant un dimanche. Chaque acompte est calculé à partir du résultat du dernier exercice connu. Le solde, lui, est dû au 15 du quatrième mois suivant la clôture : pour un exercice clos au 31 décembre 2025, cela donne le 15 mai 2026. Il se règle au moyen du relevé de solde n° 2572.

Bon à savoir

Toutes les sociétés ne paient pas d’acomptes. Les entreprises nouvellement créées en sont généralement dispensées pour leur premier exercice, et une dispense existe aussi en dessous d’un certain montant d’impôt. Votre situation précise se vérifie dans votre espace professionnel.

TVA

des échéances selon le régime

La TVA obéit à son propre rythme, déterminé par votre régime. Sous le régime réel normal, la TVA se déclare chaque mois au moyen de la déclaration CA3, à une date qui dépend de votre situation géographique et de la forme de votre entreprise ; lorsque le montant annuel de TVA est faible, une déclaration trimestrielle est possible.

Sous le régime réel simplifié, le fonctionnement est différent : vous versez deux acomptes dans l’année, en juillet et en décembre, puis vous régularisez avec une déclaration annuelle, la CA12, attendue autour du 5 mai 2026 pour l’exercice précédent. Enfin, les entreprises relevant de la franchise en base de TVA n’ont pas de déclaration à déposer tant qu’elles ne dépassent pas les seuils applicables. Le régime de TVA conditionne donc directement le nombre et la date de vos obligations.

Entreprises à l’impôt sur le revenu (BIC/BNC)

Pour les entreprises individuelles et les sociétés transparentes imposées à l’IR, le bénéfice professionnel ne fait pas l’objet d’un paiement séparé : il est reporté sur la déclaration de revenus du foyer. Les dates limites sont alors celles de la déclaration des revenus, qui dépendent de votre département.

En 2026, le calendrier de la déclaration en ligne s’organise en trois zones : la zone 1 (départements 01 à 19 et non-résidents) a jusqu’au 21 mai, la zone 2 (départements 20 à 54) jusqu’au 28 mai, et la zone 3 (départements 55 et au-delà, ainsi que l’outre-mer) jusqu’au 4 juin. Pour ceux qui déclarent encore sur papier, la date limite est fixée au 19 mai 2026. La déclaration des revenus professionnels, au régime micro ou réel, s’intègre à ce calendrier.

CFE, CVAE et taxes locales

Au-delà de l’impôt sur les bénéfices, l’entreprise est concernée par des taxes locales. La cotisation foncière des entreprises (CFE) en est la principale. Lorsque son montant le justifie, un acompte est prélevé à la mi-juin — le 15 juin 2026 — pour les entreprises dont la cotisation dépasse 3 000 €, le solde ou la totalité étant ensuite réglé à la mi-décembre, le 15 décembre 2026. Le paiement est dématérialisé, généralement par prélèvement.

La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) connaît, elle, une trajectoire de suppression progressive décidée par les lois de finances successives. Selon votre chiffre d’affaires, une déclaration et d’éventuels acomptes peuvent rester dus, mais les modalités évoluent d’une année sur l’autre. C’est précisément le genre de point qu’il faut vérifier dans la loi de finances en vigueur ou auprès d’un professionnel, plutôt que de se fier à une règle ancienne.

Tableau récapitulatif des principales échéances 2026

Pour un exercice qui suit l’année civile, voici les grandes dates à garder en tête. Ce tableau est un repère, pas un calendrier personnalisé : votre espace professionnel reste la référence.

ÉchéanceQui est concernéDate 2026 (exercice civil)
Déclaration annuelle de TVA (CA12)Réel simplifiéAutour du 5 mai
Solde de l’impôt sur les sociétésSociétés à l’IS15 mai
Déclaration des revenus (papier)Entreprises à l’IR19 mai
Liasse fiscale (télétransmission)IS et IR au réelAutour du 20 mai
Déclaration des revenus en ligneEntreprises à l’IR21 mai à 4 juin selon la zone
Acomptes d’ISSociétés à l’IS16 mars, 15 juin, 15 sept., 15 déc.
Acompte de CFECFE supérieure à 3 000 €15 juin
Solde de CFEToutes entreprises soumises15 décembre

Que risque-t-on en cas de retard

Le retard a un coût, et il vaut la peine d’en connaître les contours. Le Code général des impôts prévoit, à titre général, un intérêt de retard de 0,20 % par mois (soit 2,4 % par an) appliqué aux sommes non réglées à temps. S’y ajoutent des majorations : de l’ordre de 10 % en cas de retard de paiement, et une majoration comparable, qui peut être plus élevée après mise en demeure, en cas de déclaration déposée hors délai. Ces montants sont donnés à titre indicatif : leur application dépend de chaque situation.

Mise en garde

Mieux vaut ne pas jouer avec les délais. En cas de difficulté à déclarer ou à payer dans les temps, anticipez : demandez un délai ou un échéancier et rapprochez-vous de votre service des impôts des entreprises ou d’un expert-comptable. Une démarche faite à temps coûte presque toujours moins cher qu’un rattrapage.

Comment ne pas rater une échéance

Tenir son calendrier fiscal n’a rien de héroïque : c’est une affaire d’organisation. Quelques habitudes suffisent à éviter la mauvaise surprise du rappel.

  1. Consulter son calendrier personnalisé

    Votre espace professionnel sur impots.gouv.fr affiche les échéances ajustées à votre régime et à votre clôture. C’est la seule version qui fait foi.

  2. Activer les prélèvements

    Le paiement par prélèvement évite l’oubli d’une date et les frais associés. La plupart des impôts professionnels se règlent ainsi.

  3. Préparer les justificatifs en amont

    Une comptabilité tenue au fil de l’eau évite la course de dernière minute avant la liasse fiscale et fiabilise les montants déclarés.

  4. Déléguer si besoin

    Un expert-comptable prend en charge les dépôts et vous alerte avant chaque échéance. Pour beaucoup d’entreprises, c’est la sérénité la moins chère.

À retenir

Trois étapes résument la marche à suivre. Identifiez d’abord votre régime : IS ou IR, date de clôture, régime de TVA. Repérez ensuite les échéances qui vous concernent réellement, sans vous noyer dans celles qui ne s’appliquent pas à votre cas. Confirmez enfin les dates exactes dans votre espace professionnel sur impots.gouv.fr, seul calendrier ajusté à votre situation et aux décalages de jours fériés.

Quelle est la date limite de déclaration de résultats en 2026 ?

Pour un exercice clos au 31 décembre 2025, la liasse fiscale se dépose au deuxième jour ouvré suivant le 1er mai, avec un délai supplémentaire de quinze jours pour la télétransmission, soit autour du 20 mai 2026. Pour un exercice décalé, le dépôt intervient dans les trois mois suivant la clôture.

Quand payer le solde de l’impôt sur les sociétés ?

Le solde de l’IS est dû au 15 du quatrième mois suivant la clôture de l’exercice. Pour un exercice clos au 31 décembre 2025, l’échéance est donc le 15 mai 2026, au moyen du relevé de solde n° 2572.

Quelles sont les dates des acomptes d’IS en 2026 ?

Les quatre acomptes trimestriels sont attendus le 15 mars, le 15 juin, le 15 septembre et le 15 décembre. En 2026, le premier est reporté au 16 mars, le 15 tombant un dimanche. Certaines entreprises nouvelles ou faiblement imposées en sont dispensées.

Quelle est la date limite de la CFE ?

La cotisation foncière des entreprises se règle à la mi-décembre, soit le 15 décembre 2026. Un acompte est prélevé à la mi-juin, le 15 juin 2026, pour les entreprises dont la cotisation de l’année précédente dépassait 3 000 €.

Que se passe-t-il si je déclare ou paie en retard ?

Un intérêt de retard de 0,20 % par mois s’applique, assorti de majorations de l’ordre de 10 % qui peuvent être plus élevées après mise en demeure. Ces montants sont indicatifs et dépendent de la situation. En cas de difficulté, il est préférable d’anticiper et de solliciter un délai auprès de l’administration.

Le calendrier fiscal n’a rien d’insurmontable une fois qu’on sait lire le sien. Identifiez votre régime, repérez vos dates, confirmez-les sur impots.gouv.fr — et le reste suit. Cet article est informatif et ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable.